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Figures de style : leur regroupement

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Enseignant: Domitille

Résumés

Figures de style : leur regroupement

Le plus important en quelques mots

Les auteurs des œuvres littéraires utilisent, bien évidemment, des mots et des expressions pour dire ou raconter ce qu’ils veulent. Mais il ne suffit pas de lire ces mots. Pour comprendre une œuvre en profondeur, tu dois également faire attention aux figures de style qu’ils utilisent. Parfois, il y a des messages cachés entre les lignes qu’on ne voit que dans les figures de style lorsqu’on lit le texte plus attentivement. Dans ce résumé, tu feras connaissance avec les figures de style les plus importantes afin de mieux comprendre et interpréter les œuvres littéraires.



Info 1 : Le regroupement des figures de style

Selon la façon dont les figures de style fonctionnent, on peut distinguer les groupes suivants :

  • les figures d’analogie et de substitution qui rapprochent deux éléments : la comparaison, la métaphore, la personnification et l’allégorie
  • les figures d’analogie et de substitution qui désignent un élément sous une autre dénomination : périphrase, métonymie, la synecdoque
  • les figures d’insistance et d’atténuation qui amplifient la réalité : l’anaphore, la répétition, l’hyperbole, la gradation, l’accumulation, le pléonasme, la redondance, énumération
  • les figures d’insistance et d’atténuation qui affaiblissent la réalité : la litote, l’euphémisme
  • les figures d’opposition qui soulignent des contrastes : l’antithèse, l’oxymore et l’antiphrase
  • les figures de construction qui relèvent de la phrase : le parallélisme, l’apostrophe et le chiasme



Info 2 : Explications et exemples

La métaphore

À l'aide d'une métaphore, quelque chose est décrit de manière figurative. Les mots utilisés à cet effet sont généralement employés dans un contexte différent.


Exemple :

« Elle est mon trésor. »
(Cette femme est aimée/appréciée par la personne qui parle.)


La comparaison

La comparaison met en relation deux éléments, le comparé (élément qui est comparé) et le comparant (élément auquel on compare). Une comparaison est toujours construite à l’aide d’un outil de comparaison (« comme », « tel que », « ressembler à », …).


Exemple :

Tes yeux brillent comme le soleil. (> les yeux = comparé / le soleil = comparant et l’élément commun est la brillance)


La personnification

La personnification est une forme de métaphore, qui consiste à attribuer des comportements humains à des animaux, des éléments de la nature, des objets, …


Exemple :

Le soleil attendait Moritz quand il sortait de la maison.

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L’allégorie

Elle sert a exprimer une idée abstraite par une image, un symbole.

           

Exemple

La faucheuse pour exprimer la mort.

Le sablier pour exprimer le temps.


La périphrase

La périphrase consiste à remplacer un terme par une expression de même sens. Elle permet de mettre en valeur un aspect particulier d’un être ou d’une chose pour la valoriser ou pour la dévaloriser.


Exemple :

Le Nouveau Monde (> Amérique)

Le roi des animaux (> le lion)


La métonymie

La métonymie consiste à remplacer un terme par un autre, lié au premier par un rapport logique. Ce rapport logique peut être le contenu pour le contenant, la matière pour l’objet ou la partie pour le tout. C’est donc un terme qui représente quelque chose d’autre que ce qu’il désigne normalement. La compréhension se fait grâce à une relation de cause à effet entre les deux notions. (« boire la mort » signifie « boire le poison »)


Exemple :

boire un verre (le verre qui signifie le contenu du verre, par exemple, de l’eau, du vin, etc.)

croiser le fer (le fer qui signifie l’épée, qui est constitué de fer)

trouver un toit (le toit qui signifie la maison entière)


La synecdoque

C’est une sous-catégorie de la métonymie. Elle remplace un mot, lorsqu’il y a un rapport d’inclusion, par l'une de ses parties (la partie pour le tout) ou par l'ensemble dont il fait partie (le tout pour la partie).


Exemple :

Mettre le nez dehors (= mettre tout le corps dehors).


L’anaphore

Répétition de mots/groupe de mots au début d'une phrase.


Exemple : 

« Paris, Paris outragé! Paris brisé! Paris martyrisé! Mais Paris libéré ! »


La répétition :

C’est la répétition régulière d’un mot ou d’un groupe de mots


Exemple :

« Et elle, elle reste là. » (Jacques Brel)


L’hyperbole

L’hyperbole consiste à exagérer fortement la réalité de façon à frapper l’imagination. Elle utilise des superlatifs (« le plus », « très », …), des adverbes d’intensité (« si… », « tant… ») ou des termes de démesure ou d’amplification (« gigantesque »).


Exemple :

« Je meurs d'ennui. »


La gradation

C’est le fait d’énumérer des mots ou des groupes de mots qui font penser à une même idée.        

Elle peut être croissante ou décroissante, ce qui va avoir un effet d’amplification grâce à la répétition d’une même idée.


Exemple :

« C’est un roc ! c’est un pic ! c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … c’est une péninsule ! »
(Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac)

L’accumulation :

Elle crée une amplification de profusion grâce à une énumération de mots ou de groupes de mots sans ordre logique. Elle se différencie de la gradation car elle ne démontre pas une progression de force mais de quantité.


Exemple :

« Devant eux, sur de petites tables carrées ou rondes, des verres contenaient des liquides rouges, jaunes, verts, bruns, de toutes les nuances. »
Guy de Maupassant)


Le pléonasme

Il répète des termes et des expressions ayant le même sens pour engendrer un effet d'insistance. Un pléonasme ne s’effectue pas forcément avec des synonymes, contrairement à la redondance. Le pléonasme peut également être une erreur de langage (monter en haut).


Exemple :

« Je ne sentis point cette horreur qui fait dresser les cheveux sur la tête et qui glace le sang dans les veines. » (Fénelon)

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La redondance
 

C’est le fait de créer une insistance en ajoutant plusieurs synonymes.


Exemple :

Le ciel était noir, sombre, obscur...


L’énumération

Elle donne un apport de précision ou donne l’impression de multitude, d’abondance, d’ampleur ou de grandeur grâce à une énumération de mots ou de groupes de mots de même catégorie et de même classe grammaticale dans ordre ordonné et fini.


Exemple :

Hommes, femmes et enfants, tous étaient venus voir le spectacle. »


La litote

Un terme est souligné par une litote. Le contexte est important ici.


Exemple : 

« Cet argument n’est pas idiot. »
(Si cette phrase est dite après qu'un bon argument ait été produit, c'est une litote.)


L’euphémisme

L’euphémisme adoucit un défaut ou une réalité choquante ou blessante.


Exemple :

Aretha Franklin nous a quitté. (Elle est morte).


L’antithèse

Deux pensées/concepts opposés, voire contradictoires, sont juxtaposés.


Exemple :

« Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits. » (Paul Éluard)


L’oxymore

Dans un oxymore, il y a une contradiction interne.


Exemple :

« Cette obscure clarté ».


L’antiphrase

Elle sert à dire quelque chose en exprimant le contraire de ce que l’on pense réellement de manière ironique ou pour dénoncer quelque chose. En général, il faut connaître le contexte pour percevoir l’ironie.


Exemple :

« Ton bébé est un ange ! » (pour un bébé qui pleure tout le temps).


L’allitération

Deux mots consécutifs ou plus ont le même son initial (consonne) ou contiennent le même son.


Exemple :

« Veni, vidi, vici ! »
(Jules César)


L’assonance

L’assonance est la répétition d’une même voyelle


Exemple :

« Ainsi, toujours tourné vers de nouveaux rivages ». (Lamartine)


L’apostrophe

Salutation solennelle/accentuée dédiée à une personne absente/décédée ou imaginaire.


Exemple :

« C’est à toi que je m'adresse, Dieu tout-puissant ! »


Le chiasme

Clauses/mots opposés dans le schéma AB-BA.


Exemple :

« Et rose elle a vécu ce que vivent les roses. »


L’ironie

Une divergence apparaît entre le sens des mots et ce qui est réellement signifié. Le contexte est extrêmement important ici.


Exemple :

« Quelle belle soirée pour un pique-nique ! »


Le climax

Une phrase contient un incrément.


Exemple :

« Va, cours, vole, et nous venge. »


Le parallélisme

Le parallélisme est un procédé de construction de deux phrases ou de deux groupes de mots dont les éléments se correspondent parallèlement.


Exemple :

Présente, je vous fuis ; absente, je vous trouve.


L’ellipse :

C’est l’omission de certains éléments logiquement nécessaires du texte (comme le verbe, l’objet, etc.)


Exemple :

« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage. » (Du Bellay)

Ici, il faut comprendre, heureux est l’homme qui comme Ulysse a fait un beau voyage


L’enjambement :

Un saut de vers qui se produit dans une séquence de vers. Une phrase ou une unité de sens se prolonge jusqu'au vers suivant.


Exemple :

« Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! — Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
 » (Baudelaire)



Info 3 : Emploi

La recherche de telles figures de style dans un texte est une tâche typique. Cherche des combinaisons de mots, des mots ou des signes qui attirent ton attention, puis pense aux figures de style et à la manière dont elles affectent le lecteur. Les figures de style peuvent, par exemple, soutenir ou contraster stylistiquement le contenu d'un texte. Ainsi, les procédés stylistiques servent toujours à intensifier l'effet d'un texte.



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Questions fréquemment posées sur les crédits

Quelles sont les figures d'analogie et de substitution ?

Quelles sont les figures de style ?

À quoi sert une figure de style ?

Beta

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